Il y a un an, avant l’ouverture de la saison, nous avions écrit un article « Laval peut-il monter » ?

Les premiers matchs avaient laissé transpirer quelques doux rêves, rapidement mis à mal, au point de se contenter d’un maintien, une victoire face au Mans et un grand ménage. Les dirigeants ont changé, la majorité de l’effectif aussi (18 recrues, 20 départs) et, si Olivier Frapolli est resté, il a changé bien des choses. Dans l’interview donnée au site officiel ce mercredi, ressassant un championnat « homogène », le coach parle de la préparation, de son effectif, du match d’Orléans, mais en aucun cas des objectifs du club cette saison. Lorsque la question lui sera posée en conférence de presse, il bottera assurément en touche. Les nouveaux dirigeants ont, eux, susurré à qui voulait l’entendre que la montée en Ligue 2 était attendue, pas forcément cette année. Pourtant, il y aura forcément ce petit espoir secret, plus ou moins enfoui, chez chaque supporter qui retrouvera le stade vendredi ; ou qui ne le retrouvera pas, faute de pass sanitaire, de congés ou d’envie.

Non au vaccin à la morosité

Déjà, tout un chacun a commencé à se forger un avis sur le schéma à trois défenseurs que le coach a enfin pu installer définitivement durant l’intersaison. Comme Bosetti ou Robic par le passé, on a déjà rangé au rayon des archives les Robinet, Ouadah, Dembélé et autre Boudjemaa. Aujourd’hui, on fait confiance à Roye, Adeoti, Da Silva, Maggiotti ; et qu’importe si on confond encore les deux derniers nommés. La crise sanitaire dure mais on peut retourner au stade. Malgré les quatre dernières années d’échec en National, certains supporters ne sont pas vaccinés à la morosité et continuent de rêver. Souhaitons que cela soit contagieux.

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